Il est difficile d’expliquer en quelques lignes et sans clichés ce que m’a apporté ce voyage au Burkina Faso en 2006, dans le cadre du projet "Trait d’union". Les échanges sont intenses et d’une chaleur humaine indescriptible.
Je ne crois, ni que « au Burkina les gens sont mieux qu’ici ! », ni que « en Occident, on est mieux que là-bas ! ». Je pense qu’on souffre tous, à des degrés divers, du mal-développement global.
Le Burkina est dans une situation dont on peine à voir une issue mais le monde occidental va dans une direction qui me paraît elle aussi consternante.
Qu’est ce qui peut bien pousser des gens, ici, qui ont tout (en termes de biens de consommation), à s’isoler comme beaucoup le font ou à travailler comme des fourmis, sous une pression professionnelle constante ? Pourquoi tant de jeunes sont complètement démotivés face aux études ? Les grandes démocraties ne sont elles pas malades, elles qui ne semblent pas capables d’apporter des réponses aux grands problèmes environnementaux qu’elles ont elles-même créés ?
J’en suis ressorti avec la conviction renforcée qu’on fait totalement fausse route en occident, avec notre mirage ultra-libéral et les dérégulations économiques sans fin qui l’accompagnent. Mais aussi que ce système hypocrite est un crime contre l’humanité qui sera un jour reconnu comme tel, destruction irresponsable de l’environnement, populations entières mises à l’écart du droit à un quelconque développement.

















